Nouveau refuge pour se protéger du froid | Un chez-soi d'abord
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Transcription

(On entend de la musique.)

(Visuel : On voit une rue enneigée de Coquitlam. Sur le plan suivant, un panneau indique « le 3030, avenue Gordon est géré par RainCity Housing ». Un homme portant une veste en jean bleu foncé entre dans un bâtiment. Au-dessus des portes, on peut lire « 3030, avenue Gordon » en grandes lettres blanches.)

00:07
Voici le 3030, avenue Gordon à Coquitlam. C’est le tout premier refuge permanent des Tri-Cities.

(Texte à l’écran : Bill Briscall, gestionnaire des communications, RainCity Housing)

(Visuel : On voit l’entrevue de Bill Briscall, un homme portant une veste en jean bleue. Épaules droites, il s’adresse directement à la caméra. Son visage et son buste sont bien éclairés et contrastent nettement avec le mur sombre et flou derrière lui. Le plan suivant montre un homme barbu derrière un bureau sombre, à l’accueil du bâtiment. Il parle à un résident du 3030, avenue Gordon. Un nouveau plan montre un homme jouant de la guitare sur un banc, toujours à l’accueil. Un gros plan de ses mains montre ses doigts qui pianotent sur le manche, puis la caméra recule pour montrer l’homme, assis sur le banc, devant un mur recouvert de lambris foncé.)

00:14
95 personnes y sont présentement hébergées, qui ont chacune leur histoire.

(Visuel : La vidéo montre ensuite un homme plus âgé portant une veste écossaise noir et blanc. Face à la caméra, il se tient au milieu d’une forêt clairsemée et enneigée. On aperçoit quelques maisons au loin. La vidéo fait un retour sur l’homme barbu en entrevue au 3030, avenue Gordon.)

(Texte à l’écran : Adam Prytuluk, directeur adjoint du refuge et des logements de transition du 3030, avenue Gordon)

00:20
Mike est parmi les premiers à être entré au refuge. Je me souviens de son arrivée, le matin même de l’ouverture.

(Visuel : On voit à nouveau Mike, l’homme âgé, qui commence à marcher dans la forêt. Il est dos à la caméra. Le plan suivant le montre en entrevue au 3030, avenue Gordon.)

00:28
J’ai été itinérant pendant plus de 10 ans. Je suis alcoolique. Je buvais tout le temps. Même pour m’endormir le soir.

(Visuel : Mike, l’homme âgé, se tient dans une clairière, près d’un poteau téléphonique. Sur le plan suivant, on le voit commencer à marcher dans la forêt. Il désigne un endroit au milieu des buissons.)

00:36
Je me tenais par ici, au centre de ce boisé… un endroit tranquille avant qu’ils bâtissent tous ces nouveaux quartiers. Ouf, ça me rappelle des souvenirs.

(Visuel : On voit Mike de dos, tandis qu’il avance dans la forêt le long d’une clôture en bois. On passe à un plan rapproché de Mike, de profil, qui continue à parler.)

00:52
Des coyotes ou des ours venaient rôder par ici. On pouvait les entendre… on ne dormait que d’un œil, ou d’une oreille. On guettait les sons inhabituels.

(Visuel : Mike entre dans un campement de fortune au milieu des buissons, où des effets personnels, comme des vélos et des vêtements, sont éparpillés. Il échange quelques mots avec une silhouette cachée sous une bâche avant de s’éloigner.)

01:11
Y a quelqu’un? Allo?
Salut, comment ça va?
Hé, ça va?
Pas si mal.
Tu te débrouilles? Ça peut aller.
Ça me donne des frissons...

(Visuel : Mike marche avec Bill Briscall dans la forêt enneigée, le long d’une clôture en bois. Les deux hommes discutent (de façon inintelligible), s’approchent de l’entrée du 3030, avenue Gordon, ouvrent la porte et entrent. Pendant ce temps, on entend la voix hors champ de Mike.

01:32
C’est impossible de trouver un emploi à temps plein ou à temps partiel si on n’a pas d’endroit pour se doucher, faire sa toilette, se nourrir convenablement.

(Visuel : La vidéo montre l’homme barbu, Adam Prytuluk, en entrevue. Épaules droites, il s’adresse directement à la caméra. Son visage et son buste sont bien éclairés et contrastent nettement avec le mur sombre et flou derrière lui.)

01:42
Dès qu’ils entrent ici, je crois qu’ils se sentent valorisés. Ils commencent à se refaire une estime de soi. Ils ne sont plus seulement en mode survie, et peuvent se concentrer sur ce qu’ils doivent faire pour s’épanouir.

(Visuel : On voit une salle commune du bâtiment, où plusieurs résidents regardent un film sur un téléviseur surélevé dans un coin de la pièce. Le plan suivant montre un employé passant une assiette à un homme, par-dessus un comptoir en verre et en métal, dans la cafétéria. La vidéo fait un retour sur l’entrevue de Bill Briscall.)

01:54
Puis ils commencent à penser à autre chose que trouver leur prochain repas. Ils se disent : « peut-être que je pourrais faire du bénévolat, acquérir des compétences ou aider à nettoyer les alentours ».

(Visuel : Le plan suivant montre un thermostat indiquant 25 °C. Puis, la caméra parcourt une chambre où se trouvent un lit bien fait, des articles de toilette ordonnés, plusieurs paires de chaussures et une écharpe bleue, sur laquelle est épinglée une note en forme de cœur où est écrit à la main : « J’espère que cette écharpe fera grandir ton cœur! » La vidéo fait un retour sur l’entrevue de Mike.)

02:08
Cet endroit est super. Il permet de s’arrêter pour réfléchir et songer à reprendre sa vie en main, à y remettre du positif et à donner au suivant.

(Visuel : On voit ensuite des images de l’extérieur du 3030, avenue Gordon. Un nouveau plan montre Mike qui avance dans les couloirs du bâtiment. Avec une carte magnétique, il entre dans son unité, au bout du couloir. Celle-ci semble chaleureuse et confortable. Des dessins d’enfants sont accrochés au réfrigérateur et une petite cage d’oiseaux se trouve dans un coin de la pièce.)

02:24
Je ne suis ni un drogué, ni un voleur. J’essaie juste de survivre au jour le jour et de me ressaisir pour trouver un emploi à temps plein ou partiel. Mais je ne voudrais pas être obligé de tout recommencer dans un an.

(Visuel : La vidéo montre brièvement l’entrevue de Mike, avant de faire un retour sur les deux petits oiseaux colorés dans la cage. Mike montre les oiseaux qui sautent de perchoir en perchoir. Puis, la vidéo revient à l’entrevue de Mike.)

02:47
J’aime cet endroit, c’est confortable, mais ce n’est pas un chez-soi. C’est un logement. C’est là que je dors, que je me lave. J’ai l’intention de trouver un vrai chez-moi permanent.

(Visuel : Mike range une tasse dans sa cuisine, puis commence à feuilleter un journal posé sur le comptoir. La vidéo fait un retour sur l’entrevue de Mike.)

03:08
Je ne retournerai jamais vivre dehors. J’ai deux oiseaux qui me tiennent à cœur, alors il n’est pas question que je retourne dans la rue.

(Visuel : La vidéo montre Mike dehors, face à la forêt froide. La caméra se rapproche lentement de Mike, qui esquisse un sourire discret. Puis la vidéo fond au blanc.)

(Texte à l’écran : Refuge et logements de transition du 3030, avenue Gordon, Coquitlam, C.-B.)
(Texte en fondu : Accueille des centaines d’histoires.)
(Texte en fondu : Merci à Mike d’avoir partagé la sienne.)

(La musique s’estompe.)

(Texte à l’écran : Le refuge et les logements de transition du 3030, avenue Gordon ont bénéficié d’un investissement conjoint d’environ 11,7 millions de dollars des gouvernements du Canada et de la Colombie-Britannique, en vertu de l’initiative fédérale-provinciale en matière de logement, dans le cadre de l’Investissement dans le logement abordable.)

(Visuel : Les logos du gouvernement du Canada et de la Colombie-Britannique s’affichent sous le texte. Les images et le texte fondent au noir.)

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22 décembre 2017

Premier refuge permanent des Tri-Cities : un impact immédiat

Le 3030, avenue Gordon, est essentiel pour la collectivité de Coquitlam : les gens qui en ont le plus besoin y sont hébergés. Exploité par RainCity Housing, il s’agit du premier refuge permanent de la région des Tri-Cities, en Colombie-Britannique. On y compte 95 occupants, comme Mike, qui a été itinérant pendant plus de 10 ans. Grâce à RainCity Housing, Mike reprend sa vie en main.

Mike raconte ses nombreuses années passées dans la rue. « Les coyotes et les ours nous rôdaient autour. On pouvait les entendre… on ne dormait que d’un œil, ou d’une oreille. On guettait les sons inhabituels. Impossible de trouver un emploi à temps plein ou partiel si on n’a pas d’endroit pour se laver ou manger convenablement. »

RainCity Housing est déterminée à offrir aux personnes vulnérables des Tri-Cities des solutions de logement progressives avec soins et services de soutien. Le 3030, av. Gordon, ce sont 30 studios de transition et 30 lits d’hébergement permanents sur quatre étages. Les sans-abri et les personnes à risque d’itinérance constituent la clientèle cible. L’hiver, on ajoute 30 lits pour accueillir plus de personnes lors de conditions météorologiques extrêmes.

« Dès qu’ils entrent ici, les gens se sentent valorisés et commencent à se refaire une estime de soi. Et comme ils ne sont plus en mode survie, ils peuvent se concentrer sur ce qu’ils doivent faire pour s’épanouir. » Ce sont les propos d’Adam Prytuluk, gestionnaire adjoint, 3030 Gordon Ave Shelter & Transitional Housing.

Les résidents ont accès à des services de soutien 24 heures sur 24, ainsi qu’à d’autres installations. Des salles d’apprentissage peuvent servir à faire du counseling ou du développement des compétences. Une cuisine commerciale, une salle à manger, un espace d’entreposage et une buanderie s’y trouvent également.

Mike a hâte à la suite des choses. « Le 3030 Gordon est un endroit génial pour s’arrêter et réfléchir, penser et songer à reprendre sa vie en main. On peut aussi refaire le plein de positif et donner au suivant. »

Cet ensemble a reçu des fonds de la Société canadienne d’hypothèques et de logement et du gouvernement de la Colombie-Britannique. Il s’agit d’un produit de l’Entente Canada–Colombie-Britannique concernant l’Investissement dans le logement abordable. Soulignons aussi le soutien financier de la Ville de Coquitlam.

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