Histoire de la maison de transition d’Amherst | Un chez-soi d'abord
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31 octobre 2018

Des femmes généreuses au cœur d’une maison de transition

Amherst est une paisible localité rurale du comté de Cumberland, en Nouvelle-Écosse.

Son nom en micmac, Nemcheboogwek, signifie « terre qui s’élève », en référence aux terres hautes situées à l’est des marécages Tantramar.

Ce nom convient tout à fait pour les résidents de l’Autumn House – des femmes et des enfants cherchant à se mettre à l’abri de situations de violence familiale. Il est aussi approprié pour le personnel dévoué qui répond aux besoins immédiats des résidents et qui favorise un climat de paix et de sécurité à l’intérieur de la maison.

Pendant de nombreuses années, le manque de soutien pour les femmes fuyant des situations de violence familiale était flagrant. Ayant remarqué le problème, des personnes clés ont choisi d’intervenir, organisant ventes de pâtisseries et collectes de fonds. Elles ont travaillé sans relâche à la création de l’ensemble Autumn House.

Dawn Ferris, directrice de l’Autumn House, s’empresse de partager le mérite pour l’important travail accompli par l’organisation. « Je suis ici grâce au travail d’autres femmes qui sont passées avant moi. »

L’une de ces femmes est Marian, qui a maintenant passé le cap des 70 ans. Marian avait été embauchée par la Cumberland Transition House Association, avant la création de l’Autumn House. L’association lui avait demandé d’analyser les besoins des femmes de la région.

Marian s’était vite rendu compte que les besoins étaient criants et qu’elle devait agir de façon concrète. C’est ainsi que l’histoire de l’Autumn House s’est entremêlée avec celle de la collectivité. Aidée de ses collègues, Marian a commencé à présenter des demandes de subventions. Son but : financer des services de counselling, d’aide juridique et de protection pour les femmes.

Marian et ses collègues ont trouvé des solutions simples mais importantes aux problèmes que vivent les femmes en situation de crise. Auparavant, par exemple, la victime était assise seule, au côté de son partenaire, pendant la procédure judiciaire. Maintenant, elle peut compter sur la présence d’une professionnelle de l’Autumn House; quelqu’un qui la défend discrètement.

« Je voulais être là pour offrir un soutien moral, indique Marian, en repensant à l’une des premières femmes qu’elle a aidées. Je ne me doutais pas du tout de l’impact de ma présence. Plus tard, la femme m’a donné une courtepointe faite à la main en me disant “merci de m’avoir redonné ma dignité” »

Cette courtepointe fait partie de l’histoire personnelle de Marian. Elle l’a depuis transmise à sa petite-fille.

Dawn est fière de partager cet héritage de l’Autumn House avec son personnel. C’est l’une des nombreuses marques de gratitude reçues des femmes que la maison a aidées.

Dawn parle d’une femme, maintenant mariée et heureuse, qui est venue chercher de l’aide avec le soutien de son conjoint. Cette femme a décrit les situations de violence qu’elle avait vécues avant son mariage. Plus tard, la femme a raconté à Dawn à quel point l’aide reçue avait tout changé pour elle.

« Parfois nos clientes ne viennent que pour une minute, mais au moins elles viennent », explique Dawn. Selon elle, il est important que quelqu’un soit là pour les écouter.
Et elle le rappelle souvent à son personnel.

« Les besoins sont encore plus grands aujourd’hui », dit-elle.

Grâce aux efforts de Marian au niveau local et à Dawn qui a pris le relais quelque 20 ans plus tard, l’histoire de persévérance de l’Autumn House se poursuit.

Cet ensemble a été financé par la Société canadienne d’hypothèques et de logement et Housing Nova Scotia dans le cadre de l’Entente Canada–Nouvelle-Écosse concernant l’Investissement dans le logement abordable 2014-2019.

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