Des conteneurs convertis comblent le manque de logements | SCHL
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Transcription

(On commence à entendre le bruit de vagues qui se brisent sur le rivage.)

(Image : vue aérienne du paysage montagneux de Tofino, suivie d'une seconde image de vagues qui se brisent sur la plage. Une surfeuse en combinaison isothermique marche sur la plage en portant une planche de surf sur la tête. Des petits oiseaux se promènent sur le sable.)

(De la musique se fait entendre, accompagnée du son subtil de carillons éoliens en bois.)

(Image : un homme et sa fille se promènent sur la plage, les cheveux et les vêtements agités par le vent. Un groupe d'amis fait un pique-nique sur la plage. Gros plan sur des carillons éoliens en bois colorés et usés. La caméra montre un panneau au bord d'une route sur lequel il est écrit « Bienvenue à Tofino ». Des véhicules récréatifs, des navettes et des autocars de touristes sont garés et on voit des montagnes verdoyantes à l'arrière-plan. Une jeune femme qui porte un grand sac à dos est assise sur un banc donnant sur le port de Tofino. Un bateau d’excursion sillonne les eaux. On voit quelques petits bateaux privés à quai dans le port. Deux jeunes femmes font du vélo sur une rue principale de Tofino.)

00:21
Je pense qu’en général, la première chose qui vient à l’esprit des gens quand ils pensent à Tofino, ce sont les travailleurs saisonniers de passage. Les gens qui vivent ici toute l'année gagnent tout leur argent l’été. Et beaucoup de gens viennent pour le beau temps. Pour trouver un endroit où se loger, la compétition est forte.

(Image : Julian Hockin-Grant, l'homme qui parle, apparaît à l’écran. Il fait face à la caméra et est interviewé chez lui.)

(Texte à l’écran : Julian Hockin-Grant, coordonnateur des alliés du parc tribal, Première Nation Tla-o-qui-aht)

00:37
Je viens de terminer mes études universitaires, donc j'ai passé beaucoup de temps à vivre dans un genre de logement partagé à prix modique.

(Image : un panneau d'arrêt à l’intersection des rues First et Main, au cœur de la zone touristique de Tofino. Une sculpture sur bois réalisée par un artiste de laPremière Nation est entourée de voitures garées. Deux personnes vêtues de combinaisons isothermes portent une planche de surf sous le bras en marchant vers l’eau sur la plage. On voit un panneau de signalisation au port et une maison colorée au bord de la mer qui a été usée par le temps.)

00:48
Personne ne veut que toute la région soit développée, mais en même temps, nous avons ce secteur touristique florissant qui dépend de la disponibilité d’une main-d'œuvre saisonnière bon marché. Et, vous savez, toutes les municipalités de villégiature ont ce problème de logement abordable. C'est donc vraiment génial de voir la Première Nation prendre les devants ici.

(Image : deux hommes dans un nouvel ensemble de logements à Tofino : Moses Martin et Jamie Bassett. La caméra fait un zoom sur Moses Martin.)

01:09
Il y a en moyenne 35 000 personnes qui arrivent et repartent chaque jour.

(Image : Moses Martin, l'homme qui parle, apparaît à l’écran. Il fait face à la caméra et est interviewé dans un logement vacant du nouvel ensemble.)

(Texte à l’écran : Moses Martin, conseiller en chef, Première Nation Tla-o-qui-aht)

01:14
Le logement est donc un gros problème ici. Surtout pendant la période estivale. Ce n’est pas si mal en hiver, mais le besoin est quand même là.

(Image : lent travelling sur une rue bordée de maisons neuves et d'appartements construits à l'aide de conteneurs d'expédition. Un deuxième travelling montre les maisons individuelles.)

01:24
D'après ce que j'ai compris, quelqu'un a eu une idée et a dit : « Eh bien, vous savez, j'ai entendu parler d'un endroit où des gens construisent des maisons avec des conteneurs. » Et quelqu’un d’autre a dit : « Je pense que ça pourrait être une bonne idée. »

(Image : Jamie Bassett, l'homme qui parle, apparaît à l’écran. Il fait face à la caméra et est interviewé dans un logement vacant du nouvel ensemble.)

(Texte à l’écran : Jamie Bassett, agent de développement économique, Première Nation Tla-o-qui-aht)

01:35
Et puis quelqu'un d'autre a parlé à quelqu'un des Affaires indiennes à AANC et a dit : « Nous aimerions essayer ceci. » L’idée a essentiellement fait boule de neige et de l'argent a été trouvé pour la réaliser.

(Image : la caméra fait un panoramique et montre un des logements en conteneur. La maison est occupée par Shawn Quick et sa famille. Sa femme arrose des fleurs à l'extérieur de la maison. La caméra revient à Jamie Bassett, qui parle à l’écran.)

01:46
En gros, ils ont embauché un architecte et trouvé quelqu'un qui était prêt à soumissionner pour la construction de ces logements. Vous connaissez la suite.

(Image : la caméra s’incline vers le bas pour révéler un plan d’ensemble du logement en conteneur de la famille Quick. Shawn Quick descend de sa voiture pour accueillir sa femme et un de ses jeunes fils. Ils se tiennent fièrement bras dessus, bras dessous à l’extérieur de leur maison, le jeune garçon dans les bras de sa mère. La caméra montre ensuite le salon et la cuisine accueillants de la famille.

01:56
Ma dernière maison était une remorque montée sur des blocs de béton de scories qui était pleine de moisissure. Emménager dans cet endroit propre et neuf a donc amélioré considérablement notre qualité de vie en général. C'est magnifique.

(Image : Shawn Quick, l'homme qui parle, apparaît à l’écran. Il fait face à la caméra et est interviewé dans le salon de son logement en conteneur.)

(Texte à l’écran : Shawn Quick, gestionnaire des travaux publics, Première Nation Tla-o-qui-aht)

02:15
Pour entretenir la maison, il ne faut maintenant qu'un nettoyeur à haute pression et un balai à laver plutôt qu'un pinceau, un marteau et des clous.

(Image : un travelling lent montre les petits logements faits de conteneurs. Julian Hockin-Grant, l'homme qui parle, apparaît à l’écran. Il fait face à la caméra et est interviewé chez lui. La caméra effectue un panoramique dans l'espace d’habitation principal du petit logement en conteneur de Julian. Il est assis sur son lit pendant qu’un chien dort sur le divan près de lui. La caméra fait un panoramique lent sur la petite cuisine, puis un travelling lent dans la salle de bains où elle révèle la toilette, le lavabo et la baignoire. La caméra revient à Julian, qui parle.)

02:24
Je pense qu'il n'est pas rare pour les gens de ma génération de vivre dans de très petits espaces. C’est le mouvement des « micromaisons ». C’est comme l'idée de construire ces logements à partir de conteneurs d'expédition, je trouve que c’est une très bonne idée, parce que c'est l'un de ces problèmes de déchets auxquels personne n'a vraiment trouvé de solution. C'est essentiellement une grande pièce ouverte. Je ne sais pas quelle est la superficie en pieds carrés. Et puis, il y a juste une toute petite cuisinette. Tout ce dont vous avez besoin pour cuisiner vos propres repas. Et puis, il y a une petite salle de bains où il y a malgré tout une grande baignoire. C’est un peu du luxe. Je crois que j’ai de la chance d'être ici.

(Image : Jamie Bassett, l'homme qui parle, apparaît à l’écran. Il fait face à la caméra et est interviewé dans un logement vacant du nouvel ensemble. La caméra fait un panoramique sur une rue principale de Tofino bordée de voitures garées. Un camion passe tandis que des gens circulent à bicyclette dans la rue. La caméra revient à Jamie, qui parle.)

02:53
Les gens louent une seule chambre dans la maison de quelqu'un à Tofino pour 800 dollars par mois. S’ils réussissent à en trouver une. Salle de bain commune. Pas de cuisine. Pas de salle de lavage. C’est essentiellement ce que l’on obtient pour ce prix. Ce n'est pas ce que nous voulions faire ici.

(Image : un panneau « Bienvenue à Tla-o-qui-aht » au bord d'une route. Julian Hockin-Grant, l'homme qui parle, apparaît à l’écran. Il fait face à la caméra et est interviewé chez lui.)

03:08
Je pense que les deux tiers des membres de Tla-o-qui-aht ne vivent pas chez eux. Et beaucoup de gens veulent revenir, mais il coûte de plus en plus cher de vivre ici.

(Image : Shawn Quick, l'homme qui parle, apparaît à l’écran. Il fait face à la caméra et est interviewé dans le salon de son logement en conteneur. La caméra fait un panoramique pour révéler un plan d’ensemble du logement en conteneur de la famille Quick. La caméra revient à Shawn Quick, qui parle à l’écran dans sa maison. Plan d’ensemble d’un grand quai dans le port de Tofino. La caméra montre un bateau qui navigue en direction d'une île au large de Tofino. Cette île est bordée d'une rangée de maisons. La caméra revient à Shawn, qui se tient à l’extrémité de son entrée avec deux de ses fils, puis montre un des fils qui se blottit contre sa mère sur le divan. La caméra revient à Shawn, qui parle.)

03:17
Nos amis et nos parents, quand ils viennent nous rendre visite, semblent assez jaloux. Le fait est que nous nous trouvons essentiellement au centre-ville de Tofino alors qu’ils sont toujours sur des îles au large de Tofino. J’ai l’habitude de devoir attendre sur un quai à 20 h 30 ou 21 h. Il est vraiment difficile de trouver un bateau pour rentrer chez soi sur l’île. La première fois que j’ai pu me garer dans mon entrée et décharger les enfants et l'épicerie pour passer la porte directement m’a donné une extraordinaire sensation de liberté.

(Image : lent travelling sur une rue bordée de maisons neuves et d'appartements construits à partir de conteneurs d'expédition. Jamie Bassett, l'homme qui parle, apparaît à l’écran. Il fait face à la caméra et est interviewé dans un logement vacant du nouvel ensemble. La caméra montre des images de planches de surf empilées dans la cour de quelqu'un. Deux surfeurs marchent le long de la plage avec leurs planches tandis qu'un groupe d'amis fait un pique-nique, assis sur la plage.)

03:55
Je pense que cet ensemble était une excellente idée. S’il peut être reproduit ou élargi et réalisé ailleurs, il devrait l'être.

(Le volume de la musique monte.)

(Image : gros plan sur le chien de Julian Hockin-Grant, qui se repose sur le divan. Julian sourit assis sur son lit, un bouquet de fleurs au premier plan. Moses Martin marche sur le trottoir devant une rangée de logements en conteneur. La caméra montre un capteur de rêves accroché à la fenêtre de la porte d'entrée de Shawn Quick. Shawn, sa femme et un de leurs fils se tiennent au bout de leur entrée. Ils sourient et saluent la caméra. Un surfeur aux cheveux longs se tient sur la plage près de l'eau. On voit la silhouette d’une personne debout sur la plage près de l’eau. La caméra montre un quai dans le port de Tonfino, puis s’incline vers le haut pour révéler le terrain montagneux et brumeux. L’image s’estompe lentement jusqu’au blanc tandis que le texte et les logos apparaissent.

(Texte à l'écran : #Stratégienationalesurlelogement, chezsoidabord.ca)

(La musique s’estompe.)

(Image : le texte, le logo du gouvernement du Canada et le logo de la SCHL apparaissent ensemble. Fondu au blanc de tous les textes et logos.) 

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1 août 2019

Des conteneurs pour combler la pénurie de logements

Le chien de Julian ronfle doucement. Il est allongé sur le divan, dans son coin préféré. Les grandes fenêtres, qui permettent une bonne circulation d’air, laissent pénétrer le soleil de l’après-midi. La couverture de plage colorée et usée sur laquelle il est étendu est parfaite pour les siestes d’après-midi. Après des années de colocation, Julian a enfin pu accéder à son propre logement, grâce à l’ouverture récente d’un nouvel ensemble de 21 logements abordables à Tofino.

« Ce qui vient généralement à l’esprit des gens quand ils pensent à Tofino, ce sont les travailleurs saisonniers de passage… Mais pour les gens qui y vivent toute l’année, la compétition pour trouver un endroit où se loger est forte », affirme Julian.

La ville de Tofino est située à seulement quelques kilomètres au nord de la réserve du parc national Pacific Rim, sur la côte ouest de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique. La population de cette ville touristique éloignée augmente considérablement l’été, les gens s’y rendant pour profiter des plages vierges et découvrir la faune du parc.

« Il y a en moyenne 35 000 personnes qui arrivent et repartent chaque jour », dit Moses Martin, conseiller en chef de la Première Nation Tla-o-qui-aht. Le logement est un gros problème ici… Le besoin est là. »

Les membres de la Première Nation ont utilisé de nouvelles techniques de construction de logements pour répondre à ce besoin. Ils ont converti des conteneurs d’expédition excédentaires non utilisés en logements locatifs abordables et éconergétiques.

C’était au départ un programme de formation professionnelle de six semaines dirigé par la communauté et offert par le North Island College au début de 2017, qui a fini par aider des dizaines d’étudiants à acquérir des compétences pratiques et à obtenir une certification professionnelle. Au total, 13 immeubles ont été construits, notamment un immeuble de taille moyenne offrant 8 studios et des maisons individuelles de 2 et 3 chambres. Les logements en question sont destinés à tous les membres de la communauté de Tofino.

Shawn Quick, nouveau résident, occupe le poste de gestionnaire des travaux publics au sein de la Première Nation. Il habite dans une des maisons individuelles de trois chambres avec sa femme et leurs trois jeunes enfants.

« Ma dernière maison était une remorque montée sur des blocs de béton de scories qui était pleine de moisissure, se rappelle-t-il. Emménager dans cet endroit propre et neuf a amélioré considérablement notre qualité de vie en général. C’est magnifique. »

Le conseiller en chef Moses parcourt le terrain de l’ensemble avec Jamie Bassett, agent de développement économique de la Première Nation. Ils discutent du projet et disent tous deux espérer que d’autres travaux seront bientôt réalisés dans la communauté. « Je pense que cet ensemble était une excellente idée. S’il peut être reproduit ou élargi et réalisé ailleurs, il devrait l'être », affirme Jamie.

Plusieurs sources de financement ont contribué à la réalisation de ce projet. Pour en savoir davantage, consultez les sites suivants :

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